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Humanities LibreTexts

7.4: L’art et la transmission

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    Exercice A. Compréhension du texte

    Le texte ci-dessous, qui combine des paragraphes de « L’art autochtone au Québec » et « Artistes autochtones: un tour d’horizon des 11 nations du Québec », parle de l’art et les artistes autochtones au Québec. En lisant, notez les constructions verbales qui sont en mots gras. Qu’est-ce que vous notez ? Est-ce qu’il y a des différences entre les constructions ?

    Après avoir lu le texte, répondez aux questions de compréhension.

    Les œuvres autochtones ont été longtemps considérées comme des spécimens anthropologiques et collectionnées presque exclusivement par les musées d’ethnographie. Ce n’est que graduellement au cours du XXe siècle qu’on leur a conféré le statut « d’œuvres d’art » dans les institutions artistiques traditionnelles. Comme les Premières Nations, généralement, ne dissociaient pas l’art des objets de la vie quotidienne, leurs œuvres ne correspondaient pas aux canons de la tradition artistique européenne comme la peinture impressionniste ou encore les statues de dieux grecs. C’est à force de luttes de toutes sortes que leurs œuvres ont été intégrées aux collections des musées d’art. Aujourd’hui, plus d’une centaine de musées canadiens possèdent des collections d’art autochtone. Les pratiques artistiques varient énormément selon les régions du pays. De grandes différences s’observent surtout entre l’art amérindien et l’art inuit.

    Les Inuits définissent l’art par le mot « sananquaq », nom inuktituk qui signifie « petite représentation de la réalité ». Pour les artistes, qui sont souvent aussi des chasseurs et des pêcheurs, les meilleures œuvres sont celles qui reproduisent fidèlement les formes et les mouvements des animaux et des humains. Les sculptures comme les gravures sont animées par des histoires tirées des grands thèmes de la tradition orale de ces peuples : les mythes et légendes, les rêves, les forces de la nature, les relations qu’entretiennent les êtres humains et les animaux, les travaux de la vie quotidienne. De façon générale, les œuvres d’art amérindiennes sont réalisées avec des matériaux comme le bois, le cuir ou la toile. Parmi les artistes amérindiens, on trouve beaucoup de travail tridimensionnel (masques, « capteurs de rêves », objets décorés), de sérigraphie et d’œuvres sur papier.

    Au sein des différentes nations amérindiennes, les langues et le savoir-faire se sont transmis oralement depuis des millénaires. Cependant, les pensionnats, en place entre 1831 et 1996, ont perturbé la transmission des langues et fragilisé dramatiquement les cultures autochtones. En effet, les pensionnats, des écoles qui étaient financées par le gouvernement canadien, retiraient les enfants de leurs familles pour leur apprendre l’anglais ou le français pour assimiler les enfants autochtones à la culture euro-canadienne. Dans ces pensionnats, en plus de souvent maltraiter les enfants verbalement et physiquement, on leur interdisait de parler leur langue même pour écrire des lettres à leurs parents. Certaines nations en milieu plus rural ont réussi à mieux préserver leur langue et leur art, comme les Atikamekw. Plusieurs artistes autochtones se servent de leur art, à travers la danse, la peinture, la sculpture, la fresque et autres, pour garder leur langue bien vivante et piquer la curiosité des néophytes.

    Par exemple, l’artiste Nadia Myre. Dans ses œuvres, les questions d’identité, de résilience et de politiques d’appartenance sont abordées avec un regard contemporain. Le sculpteur Karl Chevrier, quant à lui, impressionne par son talent. Il faut dire qu’il sait construire un canot traditionnel, un savoir-faire traditionnel précieux qu’il s’assure de transmettre. La jeune artiste atikamekw Catherine Boivin, de son côté, a remporté en 2018 le prix Manitou-Kiuna. Elle pratique multiples disciplines artistiques : la photographie, la peinture, la sculpture, la vidéo et la danse traditionnelle se trouvent et se mêlent dans ses œuvres.

    Query \(\PageIndex{1}\)

    Exercice B. Analyse grammaticale

    Query \(\PageIndex{2}\)

    Exercice C. Vérification de grammaire

    Étape 1

    Décidez si les phrases ci-dessous sont actives (A) ou passives (P).

    Query \(\PageIndex{3}\)

    Étape 2

    Utilisez « on » pour éviter la voix passive. Faites attention au temps verbal du verbe « être »

    Modèle : Les vacances sont attendues avec impatience.
    Onattend les vacances avec impatience.

    Query \(\PageIndex{4}\)

    Étape 3

    Utilisez un verbe pronominal pour éviter la voix passive.

    Modèle :vendre + présent → Les voitures blanches se vendent plus vite.

    Query \(\PageIndex{5}\)

    Exercice D. Revenons au texte

    Après avoir lu le texte, répondez à ces questions avec votre partenaire.

    1. Comment est-ce que les Premières Nations considéraient leurs œuvres d’art ?
    2. Combien de musées canadiens contiennent des œuvres autochtones à présent ?
    3. Quelles sont les deux cultures autochtones sur lesquelles le texte se focalise ?
    4. Que veut dire le terme inuit pour le mot « art » ?
    5. Quels sont les thèmes importants dans l’art Inuit ?
    6. Quel a été l’impact des pensionnats sur les peuples autochtones ?

    Exercice E. Bavardons !

    Répondez à ces questions avec votre partenaire.

    1. Connaissez-vous d’autres cultures/individus dont l’art n’a été reconnu que récemment, ou des cultures/individus qui ont dû lutter pour que les œuvres soient reconnues par les institutions artistiques traditionnelles ?
    2. Que pensez-vous de la traduction littérale du mot « sananquaq » ? Connaissez-vous d’autres langues qui ont une expression imagée pour désigner le terme « art » ?
    3. Parmi les thèmes qui se trouvent dans l’art Inuit, lesquels vous semblent les plus intéressants ? Pourquoi ?
    4. Connaissez-vous d’autres cultures qui ont souffert de mesures gouvernementales similaires aux pensionnats canadiens ?
    5. Parmi les artistes qui sont mentionnés dans le texte, lequel ou laquelle vous intéresse le plus ? Pourquoi ?
    6. Dans votre famille ou culture, y-a-t-il des savoir-faire ou des pratiques artistiques qui se transmettent entre générations ?

    Exercice F. Pratiquons !

    Répondez à ces questions avec votre partenaire.

    1. Pourquoi est-ce que les œuvres autochtones n’ont pas été classées comme œuvre d’art avant le XXe siècle ?
    2. Quels types d’art trouve-t-on dans l’art Inuit ?
    3. Quels types d’art trouve-t-on dans l’art amérindien ?
    4. En inférant des informations du texte, pourquoi les nations autochtones en milieu rural ont-elles été moins troublées par les pensionnats que d’autres ?
    5. Qu’est-ce qui se transmet à travers l’art d’artistes autochtones contemporains ?

    Exercice G. Bavardons et écrivons !

    Étape 1

    Regardez la vidéo ci-dessous « Riopelle au Musée des beaux-arts de Montréal » et repérez les 3 « on » structures qui remplace une voix passive.

     

     

    Étape 2

    Avec votre partenaire, discutez cette question : Quels thèmes apparaissent dans cette vidéo en lien avec l’art ?

    Étape 3

    La conservatrice du musée dit que l’exposition sur Jean-Paul Riopelle existe pour poser la question aux visiteurs : Que doit-on penser de son art influencé par l’art autochtone ? La fille de Jean-Paul Riopelle souligne que sa fascination pour l’art autochtone est honnête et a profondément changé la vie de l’artiste.

    Avec votre partenaire, écrivez un texte chacun. Un de vous écrit un texte du point de vue d’un visiteur qui pense que l’art de Riopelle ne devrait pas être célébré et expliquez pourquoi. Un de vous écrit un texte du point de vue d’un visiteur qui pense que l’art de Riopelle doit être célébré. Argumentez chacun de vos points de vue, puis trouver une conclusion qui permet un compromis.

    Créé par Clarisse Barbier Lee